Fescaaal 2019

FESTIVAL DU CINÉMA AFRICAIN, D’ASIE ET D’AMÉRIQUE LATINE 2019

29ème édition du Festival du Cinéma Africain, d’Asie et d’Amérique Latine (FESCAAAL) à Milan, seul festival en Italie consacré au cinéma des trois continents. 3 sections compétitives, 6 sections spéciales hors-compétition, 60 films programmés entre fiction et documentaires. Et pas seulement du cinéma, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine vus à travers des expositions, des évènements, des débats et Africa Talks, le rendez-vous consacré au continent africain.

 

COMPÉTITION FENÊTRE SUR LE MONDE – Un regard sur les films les plus originaux des trois continents.

LOS SILENCIOS de Beatriz Seigner – Pour fuir du conflit armé colombien, Nuria et Fabio, et leur mère Amparo, arrivent sur une petite île au milieu de l’Amazonie, à la frontière entre le Brésil, la Colombie et le Pérou. Le père à disparu. Alors que la mère discute avec l’école élémentaire locale, avec des avocats et des fonctionnaires pour trouver une situation et un travail, le mari réapparait mystérieusement dans leur nouvelle maison.

KABUL CITY IN THE WIND d’Aboozar Amini – Un film de Kaboul sur Kaboul, où la vie continue malgré la guerre. Une immersion dans la chaos de la ville, ses contradictions, son énergie, dans la poussière d’années de conflits, où chacun combat sa bataille personnelle. Abas qui entretient chaque jour son vieil autobus, Afshin, de l’autre côté de la ville, contraint de jouer le rôle de père avec son petit frère depuis que son père a fui en Iran.

FREEDOM FIELDS de Naziha Arebi – Dans la Libye post-révolutionnaire, un groupe de femme nourrit un rêve: avoir le droit de participer à un tournoi de football international. A travers leurs yeux nous découvrons la réalité d’un pays en transition, au futur encore indéfini, et les défis des femmes dans la société libyenne fragmentée.

FLATLAND de Jenna Bass – Un drame social, un thriller, une histoire d’émancipation sur fond de ‘nation arc-en-ciel’. La couleur de la peau et la différence de genre continuent de caractériser la société d’Afrique du Sud alimentant de vieilles divisions. Trois histoires de femmes dans un road-movie rythmé et insolite.

DREAM AWAY de Marouan Omara e Johanna Domke – Cela ne fait pas si longtemps que des milliers de touristes se rendaient en vacances à Sharm El Sheikh dans la péninsule du Sinaï en Égypte. Le printemps arabe et la confusion de la période post révolutionnaire ont privé la destination de son attrait. Un documentaire fiction avec des aspects surréels qui nous conduit dans une ville sans vie, peuplée de fantômes et de suites vides et abandonnées.

DIVINE WIND de Merzak Allouache – Deux terroristes de l’ISIS qui planifient un attentat à une raffinerie de pétrole algérienne au milieu du désert du Sahara. Armine et Nour ne se connaissent pas, leur mission est de perpétrer l’attentat. Alors qu’ils attendent des instructions, cachés dans la base secrète, un lien se crée entre les deux, une attraction qui entrainera encore plus de doutes, d’émotions et de désespoir entre les deux jeunes qui se préparent à mourir.

 

COMPÉTITION EXTR’A – Fictions et documentaires sur l’immigration et l’intégration en Italie.

L’INTERPRÈTE de Hleb Papou – Une jeune fille née en Italie, d’une famille nigériane, collabore avec la police comme interprète de langue Igbo, traduisant les écoutes téléphoniques du trafic de prostituées nigériennes. Menace, malédiction, le meurtre d’une maquerelle. L’interprète est profondément perturbée par cette réalité violence et de ce résidu de croyances ancestrales qu’elle redécouvre en elle.

FASHION VICTIMS d’Alessandro Brasile – Au Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, des millions d’adolescentes et de jeunes femmes travaillent dans le secteur de l’industrie textile, du filage du coton à la production de vêtements pour le marché local et international. Ils viennent des zones pauvres et rurales, où il n’y a pas de sources de revenus alternatives, à cause du déclin persistant de l’agriculture. C’est dans ces villages que les ‘brokers’, des intermédiaires entre les sociétés à la recherche de main d’œuvre docile et une population locale toujours plus désespérée, recrutent des milliers de jeunes filles.  Des tours exténuants, jusqu’à vingt heures par jour, dans des conditions dangereuses: elles sont privées de leur liberté de mouvement et de communiquer avec le monde extérieur, il y a de fréquents incidents, des paiements non effectués, des fugues, des suicides, des violences sexuelles.

SOYALISM de Stefano Liberti et Enrico Parenti – La production de biens alimentaires est devenue un énorme business pour quelques grande entreprises. La production de la viande de cochon au sein de la filière de production  globale, de la Chine au Brésil en passant par les États-Unis et le Mozambique. La forêt amazonienne est menacée par la culture du soja développée pour nourrir des animaux de l’autre côté du monde, dans les élevages intensifs gigantesques en Chine. Environnement, éthique, santé. Un documentaire essentiel pour comprendre ce qu’il y a derrière nos habitudes de consommateurs.

 

FLASH – Réalisateurs confirmés, films acclamés, oeuvres qui racontent au mieux l’actualité d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine.

ANOTHER DAY OF LIFE de Raúl de la Fuente et Damian Nenow – La guerre civile en Angola en 1975 racontée en version graphique, par un des plus grands correspondants de tous les temps: Ryszard Kapuściński. Un voyage dangereux destiné à changer le destin du journaliste pour toujours. L’expérience de l’Angola à la veille de son indépendance, la prise de conscience d’une réalité, africaine, loin de ses idéaux amènent Kapuściński à entreprendre un nouveau parcours, celui d’écrivain mondialement reconnu.

THE DAY I LOST MY SHADOW de Soudade Kaadan – Dans une Syrie déchirée par la guerre, l’histoire de Sana une jeune mère et sa lutte pour élever son fils. A la recherche de gaz pour survivre, elle décide un jour de diviser un taxi avec Jalal et Reem. Les trois sont abandonnés dans un village par le chauffeur, présumé opposant au régime. Un regard original sur les conséquences d’une guerre qui pourrait être partout, un road-movie, une métaphore puissante et poétique.

SEW THE WINTER TO MY SKIN de Jahmil X.T. Qubeka – Dans les années 50, les premières répressions de l’apartheid en Afrique du Sud, la chasse à l’homme, et John Kepe, un hors-la-loi qui a volé le bétail des colons blancs pendants des décennies pour aider les indigènes. Un héros pour ces derniers, un bandit à capturer pour les blancs.

YOMEDDINE d’Abu Bakr Shawki – Beshay est un homme guéri de la lèpre, mais dont le corps est couvert de cicatrices de la maladie, ses mains et son visage étant mutilés. La colonie dans laquelle il a vécu représente tout son univers depuis son enfance, jusqu’à la mort de sa femme, qui le pousse à partir à la recherche de ses racines. Avec tout ce qu’il possède chargé sur une petite charrette tirée par son âne, il se met en route. Bientôt le petit orphelin Obama se joint à lui. Ensemble ils traversent l’Égypte, un pays inconnu pour eux.

 

ET ILS SE MIRENT TOUS À RIRE – Les comédies les plus divertissantes des trois continents.

INDUCED LABOR de Khaled Diab – Certaines personnes sont prêtes à tout pour obtenir un visa américain. Certains tentent la loterie, d’autres se fient à des amis plus fortunés, d’autres entrent clandestinement en espérant que Trump ne s’en rendent pas compte. Comme le couple égyptien protagoniste de cette hilarante et touchante comédie Quand la femme arrive au terme de sa grossesse, ils décident de faire irruption à l’Ambassade américaine du Caire et de la faire accoucher là pour garantir au fils la citoyenneté américaine.

 

AFRICA TALKS

THANK YOU FOR THE RAIN de Julia Dahr – L’histoire de Kisilu Musya, un paysan du Kenya qui, enfant devait se cacher hors de chez lui pour dormir. Le père avait l’habitude de boire, et lorsque cela arrivait il le frappait lui et ses frères. Devenu adulte, Kisilu décide de s’en aller. Il s’en va pendant neuf ans et décide de revenir dans pays natal pour fonder une famille. Il essaye de trouver un travail en ville, pour pouvoir se marier il voudrait une mobylette, mais la banque lui refuse le prêt. Il en conclut que pour devenir un père meilleur pour ses enfants il doit être un bon géniteur pour sa Terre. Il se consacre donc à la sylviculture, utilisant des technologies qui peuvent changer la vie des agriculteurs protégeant le sol des effets du réchauffement climatique et de la sécheresse. Kisilu crée autour de lui des communautés d’agriculteurs touchés par les effets du réchauffement climatique, qui à travers la voix de Kisilu arrive jusqu’au Nations Unies et à la conférence sur le climat de Paris.

 

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